Les amis de Dufferin 2010

Cercle débuté le : 2010-02-21

Toussaint Louverture - Alain Foix - Rémy 8 0 4

Rémy 2010-11-01
J\'ai beaucoup aimé et beaucoup appris sur cet aspect méconnu de l\'histoire de France. Je n\'ai pas été gêné par le style ni la présentation qui m\'a paru logique. Le parallèle entre son séjour dans le fort de Joux et les évènements de sa vie qui l\'ont amené là, permet d\'éviter la monotonie d\'un seul récit linéaire. Il éclaire la situation du prisonnier à la lumière de ses choix passés.
Nicole 2010-05-08
Biographie, roman historique, éditorial, je crois que mon malaise avec ce livre est le fait que l\'auteur adopte tellement de style différent pour raconter l\'histoire de Toussaint Louverture que la lecture en devient fragmentée - et en plus il ne suit pas une chronologie mais saute un peu partout dans le temps aussi. Ceci dit, je ne connaissais rien sur Toussaint Louverture donc j\'apprécie avoir été présenté à un si grand personnage de l\'histoire des Amériques; ma curiosité me poussera à lire encore sur le sujet.
Denis 2011-02-14
On y apprend des choses, mes livres préférés sont ceux qui positionnent bien l\'histoire dans le temps. Cependant, l\'écriture est difficile à lire.
Sabine 2011-01-05
Je n\'ai pas tout lu, j\'ai trouvé ça difficile à suivre, j\'ai quand même appris des choses intéressantes sur la difficile fin de l\'escalvage
Marianne 2010-09-25
Même si j\'ai trouvé intéressant de découvrir ce personnage que je ne connaissais pas, je n\'ai pas pu me rendre jusqu\'à la fin du livre. Écriture difficile à suivre.
Ludo 2010-07-04
La narration un peu tordu et le manque de rythme en font une lecture un peu barbante. Mais si on s\'accroche, la deuxième moitié est un peu mieux et on fini par découvrir ce petit napoléon noir, sans les défauts du blanc semble-t-il. L\'auteur nous fait regretter Max Gallo, qui pèche pourtant dans l\'excès inverse.
Retard Jacqueline 21-Jul-2010

Retard Mathilde 21-Aug-2010

Retard Muriel 21-Sep-2010

Vincent 2011-02-11
La biographie de Toussaint Louverture par Alain Foix, esclave affranchi et général sous la Révolution, qui finira par proclamer l\'indépendance de la première république noire. Une histoire étonnante d\'un personnage étonnant, malheureusement servie par trop de lyrisme et un fil trop décousu. Le lyrisme se nourrit d\'un vigoureux anti-racisme qui – à mon avis – nuit à la lecture des faits historiques. Mais le plus gênant sont les incessants retours en arrière ou avances rapides qui nous projettent à la fois à 5 000 km de Paris ou Versailles mais aussi d\'une période à l\'autre de la Révolution. Dés qu\'on arrive à se stabiliser sur un fil chronologique, qu\'on s\'installe dans la Terreur ou le Consulat, le chapitre suivant nous propulse trois ans en arrière ou en avant ou nous brasse une émulsion de dates fait décrocher facilement. De plus, dans le louable souci d\'étayer les faits, l\'auteur intègre des correspondances entières qui mériteraient d\'être raccourcies, même quand elles apportent une touche d\'authenticité, de couleur locale ou simplement des mots terribles comme à l\'arrivée de Leclerc et des chiens. La fin, lyrique aussi, est intéressante en ce qu\'elle propose une prolongation de Toussaint Louverture, mort en France, dans l\'œuvre de deux Victor, nés à la même période : Hugo et Schoelcher. Le premier au travers de ses personnages de Bug-Jargal, Quasimodo ou L\'Homme qui rit ; le second, qui ft voter l\'abolition de l\'esclavage en 1848. En conclusion, le livre pour résumer les combats de cette vie, dans cette période révolutionnaire et cet échec d\'une première abolition, nous offre une citation de Maurice Merleau-Ponty :« tout le monde se bat au nom des mêmes valeurs : la liberté, la justice. Ce qui départage, c\'est la sorte d\'hommes pour qui l\'on demande liberté ou justice, avec qui l\'on entend faire société : les esclaves ou les maîtres. »
pas lu Janis 2011-02-28

Retard Jean Martial 21-Dec-2010

L'Échappée belle - Anna Gavalda - Nicole 9 0 3

Rémy 2010-03-23
Cool! Ah! enfin des gens qui ne se prennent pas trop au sérieux. Et puis la belle sœur elle est vraiment chiante. Mais bon, en même temps, je compatis quand même avec elle. Ça se lit bien et c\'est touchant.
Nicole 2010-05-09
Du Gavalda fait toujours du bien et celui-ci c\'est du bonbon. L\'histoire des soeurs se marrant de la belle-soeur avec le pot de crème est délicieuse et les chansons de la fin m\'ont bien fait sourir.
Denis 2010-05-01
J\'ai bien aimé. Comme d\'habitide avec anna Gavalda, elle sait rendre aux choses simples de la vie un coté important et merveilleux.
Sabine 2010-03-17
J\'aime beaucoup le ton d\'Anna Gavalda, je me retrouve dans tous ses livres, j\'ai l\'impression d\'être un peu \"sortie du même moule\" que l\'auteur. Et puis cela se lit toujours très très bien. L\'échapée belle m\'a donc beaucoup plu, même si la fin n\'est pas à la hauteur du reste du livre.
Marianne 2010-04-03
Un petit livre qui m\'a bien plu. Il se lit facilement et nous rappelle le lien unique entre sœurs et frères. Touchant.
Ludo 2010-05-15
Bon vous avez déjà tout dis, alors que dire d\'autre ? Qu\'Anna Gavalda nous montre une fois de plus qu\'on a pas besoin de tout ces biens matériels, mais juste d\'être ensemble et de prendre son temps pour être heureux... Et elle le montre bien, c\'est toujours un plaisir de la lire.
Jacqueline 2010-06-01
J\'aime beaucoup le style d\'Anna Gavalda, ses personnages et l\'ambiance française qu\'elle décrit; c\'est vraiment la France actuelle que je connais, celle que j,aime et l\'autre que j\'aime moins, bref, tout est très visuel dans ce roman, y compris l\'effet créé par les chansons évoquées : Staying alive, Hungry Heart, I will survive, Bashung, etc.. cités à la fin sont vraiment les chansons années 80 de notre jeunesse et nous ramènent à plein d\'ambiances\" Alors J\'ai beaucoup aimé.
Retard Mathilde 21-Jul-2010

Retard Muriel 21-Aug-2010

Vincent 2011-02-11
Tranche de vie avant un mariage obligé et fuite dans le plaisir simple sur des chemins de traverse sont au menu de cette rafraîchissante balade qu\'est mon premier Gavalda. Une ode à la fraternité ou la sororité comme lien de retrouvailles, comme ressourcement d\'amitié : « Aujourd\'hui, elle est ma meilleure amie. Ce truc à la Montaigne et la Boétie, vous savez... Parce que c\'était elle, parce que c\'était moi. Et que cette jeune femme de trente-deux ans soit ma sœur aînée est tout à fat anecdotique. Disons un petit plus dans la mesure où nous n\'avons pas perdu de temps à nous trouver. » Et c\'est l\'occasion d\'évoquer ces amis célèbres : « À elle Les Essais, les super théories, que l\'on est puny pour s\'opiniaster et que philosopher c\'est apprendre à mourir. À moi le Discours de la servitude volontaire, les abus infinis et tous ces tyrans qui ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. À elle la vraie cognoissance, à moi les tribunaux. À nous deux l\'impression d\'estre la moitié de tout et que l\'une sans l\'autre ne serait plus qu\'à demy. » Et derrière la balade, on se dit que rien n\'a changé – si ce n\'est l\'orthographe – et que les classiques d\'hier sont autant d\'appuis solides à notre édification d\'aujourd\'hui. Exemple : la petite poule rousse du Père Castor ! « C\'est beau comme de l\'antique ». Et la musique ! L\'histoire est truffée de références musicales qu\'on chantonne en lisant sans même avoir à cliquer sur les mots du livre en papier. Vraiment un bon moment de passé dans cette lecture, mais aussi un bon exemple de moments à passer en faisant un pas de côté. Qui m\'accompagne ?
Janis 2011-01-20
Génial! L\'humour sacrcastique mélangé à la tendresse de ce livre m\'a enchanté. En si peu de temps l\'auteur a réussi à ce que je m\'attache aux personnages, et j\'ai même eu envie de pleurer comme les frères et soeurs se réunissaient pour fêter une dernière fois de leur \"jeunesse\"! J\'ai trop pensé à ma famille... Excellente écrivaine.
Retard Jean Martial 21-Nov-2010

Un petit pas pour l'homme - Stéphane Dompierre - Denis 8 0 4

Rémy 2010-12-08
Finalement c\'est pas si mal. C\'est vrai que sur le fond, ça n\'est pas extraordinaire. Mais je me suis quand même bien marré. (Le spectacle de danse moderne par exemple).
Nicole 2011-01-19
Du chick-lit masculin! Merveilleux, léger, drôle; j\'aurai dû le lire cet été, le soleil et la chaleur sont toujours mieux pour ce type de livre mais je me suis bien amusée quand même.
Denis 2011-02-14
Un livre qui fait rire et aussi qui fait réagir ...
Sabine 2010-03-02
DENIS, IL FAUT QUE TU CHANGES DE LIBRAIRE !!! JE TE DONNE UN AN !!! Vraiment j\'ai pas aimé.... et à partir de l\'épisode du poisson rouge j\'ai craqué et commencé à lire en diagonale. J\'ai voulu savoir d\'où venait le problème... J\'ai donc fait des recherches. Un petit pas pour l\'homme a remporté le Grand Prix de la relève littéraire Archambault 2005. AH BON ?? Dans un article du Devoir de 2007 Danielle Laurin cite Stéphane Dompierre : «Je veux me comprendre, c\'est l\'unique moteur de mes romans.» OK JE COMPRENDS MIEUX LE PROBLÈME.... Ce à quoi répond Victor Lévi Beaulieu \"Le je, me, moi. C\'est tout ce dont sont capables de parler les jeunes auteurs aujourd\'hui,\" OUPS ...Aussi dans le Combat des livres de Radio-Canada en 2006,le roman est qualifié de sexiste et simpliste, JE SUIS PAS MAL D\'ACCORD !Enfin Danielle Laurin mentionne dans son article \"Ce qu\'on retiendra, au bout du compte: pas jojo, l\'univers du trentenaire québécois de nos jours\"... LA ENCORE J\'APPROUVE...INQUIÉTANT POUR L\'AVENIR... SURTOUT QUE LE LIVRE SEMBLE S\'ÊTRE BIEN VENDU
Marianne 2010-03-17
Moi non plus, je n\'ai pas apprécié ce livre! J\'ai lu les premières 80 pages, puis j\'ai survolé le reste. C\'est bien triste la vie et les occupations de ce trentenaire québécois! Quel égocentrisme!! Mais j\'ai hâte de savoir ce que les hommes du cercle en pensent!;-) Bert a essayé de le lire, mais a abandonné encore plus vite que moi...
Ludo 2010-06-12
J\'ai bien aimé l\'écriture, et le style quand même. Un petit coté Philippe Djian. Je ne pense pas qu\'il veut faire une synthèse de l\'homme Quebequois, peut-être juste d\'en montrer un aspect, et dans une période particulière de sa vie. Je préfère ce genre au banlieue-barbecue-hockey.
Jacqueline 2010-06-01
J\'ai été séduite par ce livre et j\'ai continué à y penser pendant plusieurs jours après l\'avoir lu. L\'écriture est subtile, drôle, crue, un peu cynique, donc un régal. D\'autre part, l\'auteur lève le voile sur quelque chose d\'incontournable chez les hommes, et dont nous, en tant que femmes, ne connaissons pas l\'ampleur : le besoin de sexe. Ca ne m\'a pas semblé réducteur que le récit se concentre sur le sexe car le personnage principal a une belle personnalité (assez intello, cultivé, drôle, sympa) et c\'est justement intéressant de voir à quel point il devient obsédé: c\'est très authentique à mon avis. Les autres personnages masculins et amis du narrateur sont moins intéressants car plus stéréotypés\" Quant aux disquaires amazones, je les imagine comme les Montréalaises typiques et craquantes que nous sommes toutes chères amies du Re-\"gouffre de lecture\"\" Je me suis beaucoup amusée bref, c\'est comme si on voyait (enfin) le dessous des cartes de ces messieurs!
Retard Mathilde 21-Jun-2010

Retard Muriel 21-Jul-2010

Vincent 2011-02-20
Pas grand chose à dire si ce n\'est que je me suis bien amusé dans l\'intimité de ce disquaire, que je trouve tout à fait de son époque, qui a ses qualités et ses défauts. Certes la vie du bonhomme n\'est pas édifiante mais la manière de la raconter n\'est pas anodine. Et puis un peu de scènes coquines dans notre cercle, c\'est toujours ça de pris! ;-)
Retard Janis 21-Sep-2010

Retard Jean Martial 21-Oct-2010

Des bleus à l'ame - Françoise Sagan - Sabine 8 0 4

Rémy 2010-10-22
J\'ai trouvé amusant toutes ces références au années 70.C\'est un peu bizarre car finalement l\'histoire sert juste de prétexte à l\'auteur pour étaler ses états d\'âme. C\'est aussi étonnant de voir comment beaucoup de choses sont toujours très actuelles.
Retard Nicole 21-Nov-2010

Retard Denis 21-Dec-2010

Sabine 2011-01-05
C\'était mon premier livre de Sagan, ce n\'était probablement pas le meilleur choix mais ça m\'a quand même donné envie d\'en lire d\'autres.
Marianne 2010-03-03
Je n\'ai pas trop aimé le va et vient entre l\'histoire et les réflexions de Françoise Sagan sur cette histoire, la société et sa propre vie. Mais comme c\'était mon premier livre dans le cadre du cercle de lecture, je l\'ai lu jusqu\'au bout ;-). Bert l\'a lu aussi, et n\'était pas très enthousiaste non plus. Au suivant!
Ludo 2010-04-03
Moi j\'ai bien aimé ce va et vient, surtout par une Sagan en fin de parcours. Blasé, et un peu acerbe. Cela montre quelques ficelles et états d\'âmes des romanciers.
Jacqueline 2010-06-01
J\'aime toujours Françoise Sagan et la retrouver avec ses personnages et ses ambiances a toujours un effet direct sur moi: je vois ces salons parisiens, les cafés et les rues de Paris, je vis au rythme de ses personnages et ils semblent être mes amis. Ce livre-ci n\'est pas mon préféré de Sagan en raison de l\'aller-retour entre le récit et le commentaire de l\'auteur, mais comme je suis une inconditionnelle...
Retard Mathilde 21-May-2010

Muriel 2010-06-01
J\'ai beaucoup aimé et suis ravie de lire enfin un livre de Sagan. J\'avais lu son 1er il y a très longtemps, je ne m\'en souviens plus. Quelle écrivaine incroyable : sa façon de nous rallier en ami intime en si peu de lignes, son ironie, ses positions (sa frivolité, ses compagons d\'alccol...) qui peuvent paraitre scandaleuses mais qui ne sont jamais jugeantes (voire culpabilisantes), son authenticité et franchise, sa liberté quoi! : cela m\'a fait beaucoup de bien.
Vincent 2011-02-19
« Ce n\'est parce que la vie n\'est pas élégante qu\'il faut se conduire comme elle. » Le premier Sagan de notre cercle de lecture mais pas nécessairement celui que je conseillerais pour découvrir cet auteur que j\'adore. Des bleus à l\'âme nous promène avec deux dilettantes étrangers sortis d\'une précédente pièce de l\'auteur, Château en Suède et qui tentent de s\'installer « dans le monde » à Paris, par leurs seuls charmes. Et à intervalle régulier, le papier se déchire et elle nous fait partager ses réflexions sur la vie, sur ses personnages, sur les relations humaines, etc. La finesse caractéristique de Françoise Sagan vient alors nous parler de bonheur, d\'amour, de solitude, de vérité, d\'hommes et de femmes et de mort, toujours en allant chercher et en exposant nos pensées non-dites, nos fragilités, nos doutes. Car la légendaire légèreté du petit monde saganien révèle en fait la difficile construction que demande d\'être un humain, tout comme l\'œuvre de Romain Gary : « Ces moments de bonheur, d\'adhésion à la vie, si on se les rappelle bien, finissent par faire une sorte de couverture, de patchwork réconfortant qu\'on pose sur le corps nu, efflanqué, tremblotant de notre solitude. » Et la construction qu demande d\'être des hommes et des femmes, quand ce dernières demandent aux premiers « peu de choses : ne pas trop jouer l\'homme dans la vie mais l\'être vraiment, et puis remarquer quand même qu\'on a une robe neuve et s\'en réjouir et nous en désirer davantage ». Donc suit la question de l\'utilité et de la place du mensonge : « Les mythomanes ont pour moi un charme très précis, ils mentent le plus souvent gratuitement. On pourrait presque dire qu\'ils mentent autant pour vous faire plaisir que pour se faire plaisir. » « Ah, si certains sceptiques voulaient comprendre que certains mensonges qu\'on leur fait, certains récits surtout, sont un hommage qu\'on leur rend : on les croit à la fois assez intelligents pour saisir le problème posé, assez imaginatifs pour souhaiter un dénouement, assez enfantin pour souhaiter qu\'il y en ait un et assez tendres pour ne pas dire : \" Arrêtez-moi donc ce jeu. \" » Dans tous ces sujets, son partage résonne si facilement chez chacun d\'entre-nous, sans avoir besoin de vivre une vie de dandy mondain – et cette différence sociale n\'en fait que renforcer l\'universalité – parce que tout le monde doit s\'attendre à mourir ; tout le monde a l\'occasion de se poser la question d\'en finir, de son côté. Ce partage que nous propose Sagan vient avec une condition de solidarité : si c\'est pas simple de vivre, y mettre fin, c\'est trahir ceux qui restent : « Ce qu\'on met en miettes en se tuant, ce n\'est pas seulement le cœur des gens, leur tendresse pour vous, le sens de leurs responsabilités vis-à-vis de vous, c\'est aussi leur raison initiale de vivre et qui n\'est rien, s\'ils y pensent vraiment, sinon un souffle et ce battement au poignet et parfois, ce regard ébloui devant un jardin, un être humain ou un projet, si bête soit-il. Ça jette tout par terre. Les suicidés sont très courageux et très coupables. » Pour finir, les saganeux sont invités à suivre la semaine d\'émissions consacrées à Françoise Sagan l\'été passé sur France Culture : Françoise Sagan, plus grave que prévu. Et si votre emploi du temps vous fait crouler sous les tâches à accomplir et qu\'il vous arrive de les contempler à votre table de travail découragé, aidez-vous : « Elle n\'avait pas travaillé. \" Encore une journée de fichue \", dit-elle à voix haute, mais quelque chose en elle, devant cette pelouse déjà assombrie, murmurait : \" Encore une journée de sauvée. \". La vie a de ces trêves, parfois, où l\'on peut se regarder dans la glace avec un petit sourire mi-condescendant, mi-complice, sans autre exigence profonde que celle d\'être vivante et bien dans sa peau, pendant que l\'oiseau du soir fait \" hulihuli-a \". Mais ces trêves sont rares : les tigres installés dans nos différents moteurs ont vite fait de se réveiller et de se déchirer entre eux. »
Janis 2011-01-20
C\'est évident qu\'elle maitrise l\'écriture, Mme Sagan, mais ce qu\'elle en fait n\'est pas pour moi. Son arrogance m\'a presque forcée à arrêter après une vingtaine de pages. Je pense que le temps a fait son temps avec elle. Ou pet-être ne suis-je pas assez post-moderne pour apprécier une écrivaine qui anime puis délaisse ses personnages tout en réfléchissant ironiquement à son statut en tant qu\'auteure à succès...bla, bla, bla, quelle sombre masturbation littéraire.
Retard Jean Martial 21-Sep-2010

La grosse femme d'à côté est enceinte - Michel Tremblay - Marianne 4 0 8

Rémy 2010-07-04
J\'ai beaucoup aimé l\'ambiance, les descriptions qui nous plongent dans ce Montréal de la 2nd guerre. Par contre l\'absence d\'une histoire claire m\'a un peu laissé décontenancé.
Nicole 2011-01-19
superbe - ça me rappelle la saga des Malaussène de Pennac mais un peu plus historique. L\'histoire du Plateau avant que ce fut un des coins du pays le plus \"in\" et ces histoires de famille élargie - aucun secret possible dans toute cette intimité forcée alors on se tait et on grogne.
Retard Denis 21-Nov-2010

Retard Sabine 21-Dec-2010

Retard Marianne 21-Jan-2011

Ludo 2010-04-03
un bon Michel Tremblai. Toujours intéressant de voir le Québec du milieu du 20eme siècle. Cela met en perspective celui d\'aujourd\'hui.
Retard Jacqueline 21-Mar-2010

Retard Mathilde 21-Apr-2010

Retard Muriel 21-May-2010

Retard Vincent 21-Jun-2010

Janis 2011-02-28
Oui on traite d\'une époque sombre mais Michel Tremblay y met de la tendresse et nous charme avec l\'atrocité et la sublimité de la psychologie humaine. J\'apprécie son écriture simple et poétique, mais encore plus le respect et l\'adresse requise pour mettre en lettres le joual québécois. Quel plaisir de découvrir un autre aspect de l\'histoire du Québec - comment se fait-il que je ne l\'ai pas lu chez les frères Maristes?! Faudrait qu\'il soit dans le curriculum de toutes les écoles secondaires du Québec.
Retard Jean Martial 21-Aug-2010

L'ironie du sort - Paul Guimard - Ludo 8 0 4

pas lu Rémy 2010-10-22
Mon passage préféré c\'est celui de l\'album photo. Il y a une partie du livre où je trouve que l\'accumulation des différents destins de chacun est un peu exagérée. Sinon c\'est intéressant, un peu dans la même catégorie que \"La part de l\'autre\".
Retard Nicole 21-Sep-2010

Retard Denis 21-Oct-2010

Sabine 2011-01-05
Le hasard des rencontres est toujours intéressant et c\'est quelque chose qui m\'interpelle. On passe un bon moment avec ce livre, mais sans plus.
Marianne 2011-01-25
J\'ai lu ce livre avec plaisir. C\'est sûr que le hasard joue un grand rôle dans nos vies, même si des fois on peut aider ou forcer le hasard un peu et qu\'on a toujours aussi la liberté de décider ce qu\'on fait avec ce que le hasard met sur notre chemin.
Ludo 2010-03-08
Style vivant de Guimard. Bonne illustration des différents destins d\'une personne en fonction de certains choix ou hasards. Il aborde ainsi la question philosophique de la liberté.... mais gentiment !!! Que des sujets qui me passionnent, alors j\'espère que vous aussi.... mais sinon, c\'est pas long !!
Jacqueline 2010-12-09
je l\'avais lu l\'an dernier. Étonnant et captivant.
Retard Mathilde 21-Mar-2010

Muriel 2010-06-01
Un livre qui me laisse de bons souvenirs mais sans plus. En fait, je ne vois pas le destin, l\'avenir comme un hasard et à partir de là, j\'ai donc été moyenmment intéressée par cet essai à travers plusieurs dénouements.
Vincent 2011-02-19
Et si ? Passionné d\'histoire et pratiquant de longue date de jeux d\'histoire, « et si » fait partie de mon mode de pensée et de ma pratique hebdomadaire du lancer de dé, du pion de carton et de l\'hexagone. Mais si le fait de se demander ce qui se passerait « si » tel ou tel événement s\'était ou ne s\'était pas déroulé, l\'exercice peut parfois être un peu convenu et retomber dans deux ornières : tout serait différent car l\'Histoire est bien sûr faite de causes simples qui s\'enchaînent les unes aux autres ; tout serait pareil, car l\'Histoire est bien entendu d\'un poids tel qu\'il serait impossible de la dévier de son cours. Dans L\'ironie du sort, Paul Guimard joue avec cette question assez subtilement en brodant autour d\'un « et si le résistant ne réussissait pas à abattre l\'officier allemand ». Il nous offre alternativement deux histoires qui non seulement divergent à partir de cet événement mais se croisent ensuite sur plusieurs décennies et permettent à chaque personnage de jouer des partitions très différentes. Très rapidement, on se retrouve plongé dans l\'ambiance des années 40 avec un rapport à l\'histoire et à la guerre qu\'on sent bien renseigné et probablement vécu : « Elle s\'apprêtait à être une jeune fille entourée de garçons à répartir en catégories : camarade, flirt, fiancé, amant... Elle s\'apprêtait à être insouciante, irresponsable, sotte et légère mais ces vertus virginales furent, comme il est d\'usage, brûlées par le vent violent de la tragédie et la jeunesse avec elles. Beaucoup d\'hommes reviennent des guerres plus jeunes qu\'avant, les filles n\'ont pas cette chance. » La guerre ne sert pas ici seulement de terrain de jeu ou de décor de prédilection pour cet « et si ». Elle est aussi la fracture entre l\'avant-guerre et l\'après-guerre, deux périodes apparemment semblables de paix mais qui recèlent un monde de différences, de maturations, de divergences, d\'incompréhension. « Au retour, chacun s\'efforça d\'identifier la réalité aux fantômes avec lesquels il avait vécu et se jugea trahi de ce que les deux images ne coïncidaient pas exactement. » Nos deux histoires se croisent donc, donnant à chacun l\'occasion de jouer le héros ou la lâche, le vivant oublié ou le mort glorifié, l\'ami ou le mari, etc. Et dans chacun somnolent, tels des chats de Schrödinger, des potentialités, comme des identités multiples, qui non seulement ne s\'expriment que dans une des alternatives mais qui même dans ce contexte ont encore du mal à se montrer : « Les relations humaines se trouveraient simplifiées si l\'on tenait pour évident qu\'un homme pût préférer les abricots chez son père, les fraises chez son camarade et les cerises chez sa femme sans être incohérent pour autant. » Jusque dans la mort, ces identités restent cloîtrées car « dans tout enterrement il y a autant de cadavres que de personnes à suivre le convoi car chacun porte en terre son propre mort, l\'idée qu\'il se faut du défunt. »

L\'album photo

Le passage le plus original est celui de l\'album photo, visité par désœuvrement lors d\'une nuit d\'insomnie par notre héros, chez ses beaux-parents potentiels. Au-delà du spectacle de vieilles photos d\'inconnus se fait jour des personnes, des vies, des destins, des relations avec « incroyablement peu de photographies pour résumer une vie ». Puis c\'est la composition de l\'album elle-même qui se révèle, le choix des présents et des absents, les poses, les regards, les voisinages... « L\'auteur de cet album savait ce qu\'il faisait en assemblant ces images. Avec intelligence et méchanceté, il a joué des rapprochements, des identités ou des contrastes. Comme dans Pirandello, l\'essentiel de l\'action se déroule pendant les entractes, dans les vides qui séparent les photographies. »
pas lu Janis 2011-02-28

Retard Jean Martial 21-Jul-2010

La tête en friche - Marie-Sabine Roger - Jacqueline 10 0 2

Rémy 2010-09-12
J\'ai bien rigolé! En même temps c\'était touchant (ses souvenirs d\'école). Ça donne en plus quelques idées de lecture. En prime nous avons vu le film, mais j\'ai préféré le livre.
Nicole 2011-01-19
Je l\'ai lu d\'un coup - j\'aime toujours les histoires qui racontent les joies de la lecture
Denis 2011-02-14
J\'ai bien aimé ce livre, je l\'ai lu avec un gros sourrire, un beau petit livre!
Sabine 2011-01-05
Un régal, c\'est beau, c\'est simple (sans être mièvre), c\'est fort, c\'est intense. J\'ai particulièrement aimé les moments ou Germain exprime le fait qu\'avant il ne se posait pas de questions sur lui-même et la vie en général, mais que c\'est quand même bien de s\'en poser un peu....
Marianne 2011-01-25
J\'ai adoré ce livre! Beaucoup d\'humour, de tendresse et en même temps très profond, avec des réflexions intéressantes et justes. Après l\'avoir lu, je l\'ai acheté et offert à une amie...
Ludo 2010-06-12
très cool. J\'ai particulièrement apprécié les commentaires sur Romain Gary et sa mère envahissante par un quasi orphelin. Heureusement qu\'on avait lu le livre (la promesse de l\'aube. Comme quoi il faut lire tous les livres !!!) juste avant. PS: le film sort en France, avec Depardieu dans le rôle principal !! Il parait qu\'il est très bien, Depardieu et le film.
Retard Jacqueline 21-Jan-2011

Retard Mathilde 21-Feb-2010

Muriel 2010-06-01
Ce livre m\'est allé droit au coeur! J\'ai aimé le style et l\'histoire drole et touchante de Germain et de sa grand-mère et de tous les autres personnages qui s\'incarne très bien sans doute parce qu\'il tienne une place importante pour Germain malgré les railleries de certains. Et d\'être témoin des prises de conscience de celui-ci, quel régal! J\'ai adoré l\'écriture et aurait aimé vous en remettre une petite dose mais je n\'ai plus le livre : bon, il n\'y a qu\'à ouvrir à n\'importe quelle page et lire n\'importe quel paragraphe pour tomber sur des trésors de simplicité et d\'humour. L\'histoire du dictionnaire est excellente ainsi que la lecture de passages de livres cultes!
Vincent 2011-02-20
J\'ai beaucoup apprécié cette plongée dans ce partage de la littérature entre ces deux êtres. J\'ai beaucoup apprécié aussi pouvoir participer à ce partage quand je connaissais les œuvres citées, que j\'aime aussi. Et j\'ai beaucoup apprécié en découvrir de nouvelles que j\'iangie du même niveau de qualité. Le film est aussi une réussite.
Janis 2011-01-25
Cette histoire très attachante m\'a donné beaucoup de plaisir et n\'a pas arrêté de satisfaire ma curiosité à propos des 2 personnages. La vie d\'un grand innocent touchant se découvre bien graduellement jusqu\'à ce qu\'on comprenne entièrement comment il en est arrivé là sur son banc. Il nous en faut plus d\'histoires simples, sages et subtiles comme ça sur les beaux liens entre 2 humains!
Jean Martial 2010-09-26
J\'aurais du lire ce livre en avril ou mai mais il ne s\'est jamais rendu jusqu\'à moi. Finalement, en désespoir de cause, j\'ai décidé de le commenter avant de l\'avoir lu, en espérant ne pas me tromper trop lourdement d\'histoire. D\'abord je trouve que l\'idée de proposer au cercle de lecture un livre sur un cercle de lecture est géniale. Qu\'en plus ce soit l\'histoire d\'un membre de cercle de lecture qui ne reçoit pas les livres est bien sûr irrésistible. Ce personnage qui se sent de plus en plus mal car il ne peut remettre aux suivants les livres me touche. Pas mal son idée de commencer à faire passer des livres dont il a simplement modifié le titre sur la couverture (l\'écume des fours, un livre de cuisine à la place du roman de Boris Vian), pour éviter à tout prix que la chaîne ne soit rompue. Mais là ou il m\'impressionne c\'est quand il décide d\'écrire lui même ses propres versions des romans de la liste du cercle. Le chapitre final, le repas de discussion sur les livres, riches en qui propos, est à mourir de rire. Bref, à dévorer et faire passer rapidement aux suivants.

Le prince - . Machiavel - Mathilde 7 0 5

Rémy 2010-06-24
J\'aime bien le style simple pour des affaires qui pourraient paraître compliquées. Finalement, la politique c\'était pas compliqué à l\'époque. Mais est-ce vraiment si différent aujourd\'hui?
Retard Nicole 21-Jul-2010

Retard Denis 21-Aug-2010

pas lu Sabine 2010-06-24
J\'ai essayé de le lire... mais sans succès.
pas lu Marianne 2011-01-25
Moi non plus, je n\'ai pas réussi à lire ce livre.
Ludo 2010-09-25
Intéressant. Cette dissection des conquêtes est surprenante. Bon, au bout d\'un moment on se lasse du style, mais je suis content de l\'avoir lu. Et puis j\'ai même appris des choses sur la vie en général: \"La fortune est femme, et il est nécessaire, pour la tenir soumise, de la battre et de la maltraiter.\" Décidément il semble y avoir consensus la dessus !
Retard Jacqueline 21-Dec-2010

Retard Mathilde 21-Jan-2011

Muriel 2010-03-17
Dur, dur la lecture! Pire que Mémoires d\'Hadrien...! dans le sens ou il n\'est question que de conseils politiques avec Machiavel. Pas de photos, dessins, ni dialogue...c\'est rude! ;) Bon, j\'aurais au moins lu la biographie...je me sens donc plus instruite surtout que cela fait longtemps que je voulais savoir qui était ce fameux personnage. Voilà qui est fait!
Vincent 2011-02-20
J\'ai lu ce livre pendant mon service militaire, en 1992, lors de longues gardes au Centre de transfusion sanguine des armées à Clamart. C\'est pour moi une époque où jeune homme, j\'ai été plongé tranquillement dans les appareils hiérarchiques humains, à un âge où j\'étais incapable de voir l\'importance du chef autrement qu\'en opposition avec la hiérarchie. Je n\'avais pas encore lu Les mémoires d\'Hadrien, de Marguerite Yourcenar, qui m\'en ont fait comprendre l\'importance intrinsèque. Et je n\'avais pas encore pratiqué ce genre de responsabilité. C\'est un ouvrage majeur de l\'histoire politique en ceci qu\'il décrit et inscrit dans les faits des notions nouvelles pour la gouvernance, comme on dit maintenant. Il apporte au prince, quel qu\'il soit, des notions modernes comme la raison d\'état, qui lui permettent de dépasser le pouvoir personnel et absolu. Retrouvez d\'autres commentaires sur 45°Nord 73°Ouest...
Janis 2011-01-20
Désolée mais mon cerveau ne s\'est pas montré suffisamment maléable pour lire plus de 6 pages de language de cette époque. Mais j\'espère que quelqu\'un en a bénéficié!
Retard Jean Martial 21-May-2010

marcher dans ce sentier - Claude Lacasse - Muriel 8 0 4

Rémy 2010-07-04
Je n\'ai pas pu dépasser le 3ieme chapitre. Ça ne m\'a vraiment pas accroché, ni sur le fond, ni sur la forme.
Retard Nicole 21-Jun-2010

Retard Denis 21-Jul-2010

Sabine 2010-07-22
Je suis allée au bout mais je suis un peu déçue au total Le côté positif c\'est que c\'est une histoire simple, de gens ordinaires, le côté moins positif c\'est que finalement cela m\'a peu touchée et me laisse peu de souvenirs. J\'ai l\'impression que l\'auteur manque probablement de recul.
Marianne 2010-09-28
J\'ai lu ce livre jusqu\'au bout, même s\'il ne m\'inspirait pas beaucoup. Cela se lit facilement, mais c\'est très répétitif. Pour moi, ce livre reflète bien notre époque où le \'JE, ME, MOI...\' est tellement important! C\'est un livre qui ne m\'a pas apporté grande chose, même pas le plaisir de lire...
Ludo 2010-12-08
Ca partait pas si mal, mais au bout d\'une cinquantaine de pages c\'est plutôt mielleux. A un moment je pensais qu\'on allait développer dans le paranormal et j\'en était autant intéressé qu\'inquiet... mais finalement non.
Jacqueline 2010-12-09
les 50 premières pages sont supportables, car le père raconte ses histoires de forêt et de neige. Par la suite, la relation père-fille est insipide et mal décrite: on ne voit pas d\'évolution, c\'est complaisant et à la limite de l\'endormissement. La narratrice est une hystérique qu\'on a envie d\'étriper et le père est un ado attardé. Comment peut-on être narcissique au point de publier un récit pareil ?
Retard Mathilde 21-Dec-2010

Muriel 2010-03-17
témoignage très touchant qui m\'a beaucoup inspiré. J\'ai trouvé cependant l\'écriture peu riche et un peu répétitive du à la retranscription d\'un échange de mails entre le père et sa fille. Malgré tout, l\'essentiel y est, vibrant.
Vincent 2011-02-19
Autant l\'histoire est touchante, autant elle mériterait un meilleur sort, de devenir plus qu\'une simple suite de faits bruts et de courriels entiers. En le lisant, il me venait à l\'esprit, en creux, la réflexion de Jorge Semprun dans L\'écriture ou la vie. Sorti in extremis d\'un camp de concentration en 1945, il s\'est rendu compte que seul l\'art pouvait raconter l\'indicible de la réalité des camps, que seul ce détour par une œuvre artistique pouvait assurer de toucher ceux qui n\'avaient pas connu cette horreur et les perles d\'humanité qui y avaient germé. Il mettait donc ça en opposition aux travaux exhaustifs de vérité, de faits, qui ne pourraient en rendre la réalité. C\'est malheureusement ce que j\'ai ressenti pendant cette lecture.
Janis 2010-05-08
Original ce suivi de la remise en route de la relation spéciale entre un père et sa fille! La sincérité de l\'écriture est rafraichissante, même si éventuellement cela devient répétitif et long. Je me suis retrouvée à certains endroits et vers la fin j\'avais hâte de m\'y replonger pour savoir à quoi ressemblerait la prochaine étape de leur relation! Un partage de choses pas faciles à écire.
Retard Jean Martial 21-Apr-2010

Le livre du rire et de l'oubli - Milan Kundera - Vincent 8 0 4

Rémy 2010-05-01
C\'est un peu bizarre. D\'un coté j\'ai aimé l\'évocation de l\'exil, de la dictature et comment ont pu être vécus ces évènements. D\'un autre coté j\'ai eu du mal à suivre le fil de ces histoires. Il y a probablement des subtilités qui m\'ont échappées.
Nicole 2011-01-19
J\'ai oublié beaucoup de l\'histoire et je ne me souviens pas d\'avoir beaucoup ri...
Denis 2011-02-14
J\'ai eu de la difficiulté avec ce livre. Il y q quelques belles phrases mais trop diffici;e à suivre le fil.
Sabine 2010-08-20
J\'ai eu un peu de mal à embarquer dans le livre, mais par la suite j\'ai adoré. Je trouve que c\'est un livre extremement riche de beaucoup de thèmes, amour et sexualité, exil, politique, rire, oubli etc. analysés de manière profonde et drôle aussi.J\'ai trouvé très intéressantes les nouvelles qui finalement sont liées, le récit en partie autobiographique, ses réflexions sur la vie, le tout sous l\'éclairage de l\'histoire de Prague.
Marianne 2010-09-25
Finalement j\'ai bien aimé ce livre qui nous fait réfléchir sur bien des choses! Après chaque chapitre on pourrait faire une rencontre pour échanger, continuer la réflexion...
Ludo 2010-11-20
Bon ben là, j\'ai pas accroché. Pourtant Kundera je m\'en réjouissait après l\'extraordinaire \"insoutenable légèreté ...\" et puis l\'exil, ça créé des liens !! mais finalement ... bof !
Jacqueline 2010-12-09
J\'ai bien aimé ce livre (à part la fin - l\'île des enfants) car il est sensuel et très Kundera bien que différent de l\'insoutenable légereté... J\'ai relevé des phrases que j\'ai relu plusieurs fois et que j\'ai trouvé inspirantes, notamment celle que Janis souligne dans son commentaire: \"le sexe n\'est pas l\'amour, ce n\'est qu\'un territoire que l\'amour s\'approprie\". On pensait que les trips à trois étaient un fait de la génération X mais on voit qu\'ils n\'ont rien inventé! J\'ai aimé comment il nous fait comprendre les brimades de la vie sous le régime de Moscou. Je n\'ai pas aimé la fin (le monde d\'enfants avec attouchements) qui m\'a débectée en comparaison avec le reste du bouquin.
Retard Mathilde 21-Nov-2010

Retard Muriel 21-Dec-2010

Retard Vincent 21-Jan-2011

Janis 2010-03-23
Ce que j\'ai aimé: Sa plume très fluide au début, qui emmène tout naturellement le lecteur d\'un événement singulier à un autre très différent. Le tout est piqué d\'éléments surprenants et de références philosophiques, littéraires ou politiques frappants et d\'une poésie superbe. J\'ai bien aimé ce mélange fluide d\'aspects politiques, sociaux, interpersonnels, extrêmement personnels et fantastiques. Je vois maintenant le rire d\'un autre oeil et le sexe aussi. Kundera ne se gêne surtout pas pour analyser les tendances humaines à sa manière très particulière. Il y a eu plein de bonnes passes sur des sujets rarement traités (pour moi!). En voici deux qui m\'ont frappés : \"L\'homme, bien qu\'il soit lui-même mortel, ne peut se représenter ni la fin de l\'espace, ni la fin du temps, ni la fin de l\'histoire, ni la fin d\'un peuple, il vit toujours dans un infini illusoire. / Ceux que fascine l\'idée du progrès ne se doutent pas que toute marche en avant rend en même temps la fin plus proche et que de joyeux mots d\'ordre comme \"plus loin\" et \"en avant\" font entendre la voix lascive de la mort qui nous incite à nous hâter.\" (p. 273) Puis : \"Jusqu\'ici, sa sexualité avait été occupée par l\'amour (je dis occupée parce que le sexe n\'est pas l\'amour, ce n\'est qu\'un territoire que l\'amour s\'approprie), elle participait donc à quelque chose de dramatique, de responsable, de grave. Ici, parmi les enfants, au royaume de l\'insignifiance, l\'activité sexuelle est enfin redevenue ce qu\'elle était à l\'origine : un petit joujou à produire une jouissance physique.\" (p. 277) Ce que j\'ai moins aimé: Vers la fin, je me suis lassée justement de son analyse Kunderesque constante et je n\'ai pas été totalement convaincue par tout le passage de Tamina sur l\'île des enfants qui jouaient avec son corps, etc. Très contente de l\'avour lu!
Retard Jean Martial 21-Mar-2010

Le livre des choses perdues - John Oconnelly - Janis 8 0 4

Rémy 2010-03-23
Genre Narnia/Alice au pays des merveilles, mais assez différent et parfois rigolo. (Par exemple les 7 nains et Blanche neige revu et corrigé). J\'ai bien aimé les livres qui murmurent ... (Ça fait bien pour un cercle de lecture).
pas lu Nicole 2011-01-19

Denis 2011-02-14
Un peu de fantastique j\'ai bien d\'habitude mais cette fois c\'est trop long à embarquer
Sabine 2010-04-15
C\'était bien... des idées originales ... même si des fois je trouve que c\'est un peu toujours pareil ces histoires dans des mondes parallèles... un peu trop de bataille à mon gout !
Retard Marianne 21-Jul-2010

Ludo 2010-12-08
Le fantastique, j\'accroche pas. Désolé. Et je n\'ai pas vraiment aimé la forme non plus.
Jacqueline 2010-12-09
J\'ai lu le quart à partir de la page 67 car j\'avais peur de tomber sur le récit de la mort de la mère et du deuil de l\'enfant (pas cap, désolée). Comme je ne suis pas très conte fantastique (quoi que j,ai aimé Harry Potter) j\'ai cessé à la page 109 car ça m\'angoissait trop. Mais J\'ai apprécié le personnage du garde forestier et les multiples couleurs des pages que j\'ai lues.
Retard Mathilde 21-Oct-2010

Retard Muriel 21-Nov-2010

Vincent 2011-02-16
Le conte fantastique d\'un petit garçon qui a perdu sa mère et dont le père s\'est remarié, qui se sent abandonné et qui sort de son monde en plein blitz londonien de 1940 pour rentrer dans un monde parallèle magique, peuplé de créatures étranges dans lequel il devra affronter toutes sortes d\'épreuves pour tenter de rentrer chez lui. Les personnages et les situations de ce monde font références à de nombreux contes classiques mais transformés, avec des Hansel et Gretel différents, une Blanche-Neige obèse et tyrannique et d\'hilarants nains communistes... Mais les rencontres et les épreuves ne sont pas là comme une succession sans raison et suivent une progression liée à l\'âge et les personnages laissent peu à peu découvrir leur origine : les rêves ou les cauchemars d\'autres enfants passés par là auparavant. L\'enfance est très présente dans ce monde magique mais sous des formes angoissantes : enlèvements, plantes à yeux, animaux hybrides, notamment lors de l\'épisode extrêmement sanglant de la chasseresse perverse. Et d\'ailleurs, beaucoup de scènes sont assez sombres et cruelles et nous tiennent loin du repos tranquille du conte classique. L\'autre thème fort est celui du Mal, choisi par un enfant pour assouvir une colère ou une petite vengeance, mais qui se paye cher à l\'Homme Biscornu par un pacte faustien qui l\'emprisonne à vie. En toile de fond de ce thème, toute l\'histoire se déroule dans une pénombre continue, le jour n\'étant pas beaucoup plus éclairé que la nuit et même les scènes londoniennes revêtent une certaine grisaille. Les différents évolutions du garçon, sa peur, ses rapports aux autres, la construction de son assurance, sa progression vers l\'age adulte, sont bien rendus et on le suit avec sympathie, plaisir et appréhension pour lui dans sa quête du Livre des choses perdues. Le dernier thème, que l\'on apprécie toujours dans un cercle de lecture : l\'histoire qui parle d\'autres histoires avec en plus des livres qui murmurent entre eux pour s\'exprimer depuis leur étagère. Retrouvez d\'autres commentaires sur 45°Nord 73°Ouest...
Retard Janis 21-Jan-2011

Jean Martial 2010-03-04
J\'ai eu du mal au début (disons jusqu\'à la moitié quand même). Je trouvais cela un peu trop \"déjà vu\" genre \"Niarnesque\", mais je me suis laissé prendre dans la seconde moitié parce que les personnages s\'épaissisent en même temps que les messages qui sont implicitement véhiculés par l\'histoire. Mes parties préférées: les contes dans le conte, vous verrez ce que je veux dire lorsque votre tour viendra d\'aller dans le jardin creusé dans la pelouse.

Hadrina dans tous mes rêves - René Depestre - Jean Martial 8 0 4

Rémy 2010-02-21
J\'ai beaucoup aimé le style, toujours un peu ironique et légèrement en décalage avec la réalité qui permet de bien rendre l\'atmosphère vaudou.
Nicole 2011-01-19
Presque un bof! ni queue ni tête et une fin un peu Hollywoodien, non?
Denis 2010-05-01
J\'ai eu beaucoup de difficultés avec ce livre. Je ne sais pas si c\'est le coté vaudou, ou l\'ironie de la situation. Mais cela n\'a dérangé et ne m\'a pas permis d\'entrée à fond dans le livre.
Sabine 2010-06-24
J\'ai beaucoup aimé, c\'est un livre étonnant, très original, drôle, on est confrontés à une autre rationnalité. J\'ai l\'impression que cela donne une image vraie d\'Haiti.
Marianne 2011-01-25
J\'ai essayé de le lire, mais j\'ai eu du mal dès le début et j\'ai abandonné en cour de route...
Ludo 2010-09-12
Pas grand chose à quoi se raccrocher si on n\'est pas trop amateur de vaudou.
Retard Jacqueline 21-Aug-2010

Retard Mathilde 21-Sep-2010

Retard Muriel 21-Oct-2010

Vincent 2011-02-20
À Jacmel, Un jeune femme meurt au moment de prononcer le Oui qui va la lier à son mari. Symbole de jeunesse de promesse d\'avenir, son mystérieux décès nous conduira dans la vie et la mort en Haïti jusqu\'à la question zombie. L\'histoire est en fait tournée autour des mélanges et des oppositions qui traversent la société haïtienne, entre la modernité, la chrétienté, le carnaval, le vaudou, la magie, les zombis. Vu d\'un regard occidental et rationnel, la partie magique rejoint le côté littéraire de l\'histoire et ne vient que secondairement se confronter à la logique de celle-ci. Mais, d\'après Lévi-Strauss, « l\'efficacité de la magie est un phénomène de consensus social » et elle prend une toute autre signification pour qui a vécu dans cette culture. Ce réalisme magique se retrouve aussi chez Gabriel Garcia Marquez dans Cent ans de solitude et aide là encore à dépasser les explications qui heurtent la culture et ouvre aussi la voie à de nouveaux champs pour jouer de la vie avec appétit et humour. Retrouvez d\'autres commentaires sur 45°Nord 73°Ouest...
Janis 2011-01-25
Ça m\'a inspiré : je vais tenter d\'intégrer davantage de fantasmes spirituels dans mon quotidien ! Les personnages, les incidents et le language formidables de ce livre en font un de mes préférés. On sent que les dimensions physiques et spirituelles de l\'humain sont si naturellement tressées! Je lis actuellement un autre bouquin par René Depestre : Le mât de cocagne. On y retrouve la même passion, la même imagination, la même force d\'esprit!
Retard Jean Martial 21-Jan-2011