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Les racines du ciel - - 10-Jun-2007

Je l'ai enfin lu et j'ai adoré. Un livre très actuel et qui fait réfléchir. Merci de m'avoir fait découvrir cet auteur !

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Les racines du ciel - - 08-Oct-2006

Je n'ai pas eu le temps de finir ce livre, l'ouvrage est gros et difficile à trouver en bibliothèque, je ne voulais surtout pas mettre en retard l'ensemble du cercle ;-)
Globalement cela m'a donné le goût de m'y replonger même si je me suis un peu perdue dans l'ensemble des personnages.

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Les racines du ciel - - 30-Aug-2006

Probablement un des plus beaux livres que j’ai eu l’occasion de lire dans ma vie… Je l’ai acheté de passage à Paris sur la base d’une rapide évocation entendue dans la fameuse émission « Là-bas si j’y suis » de France Inter que j’écoute quotidiennement. Je ne me souviens pas des mots employés, mais je m’étais dit à ce moment qu’il fallait certainement jeter un oeil à ce titre et à cet auteur double dont j’ignorais tout.

Depuis, j’ai plongé avec plaisir dans les autres ouvrages de Romain Gary et me suis intéressé à sa très riche biographie qui explique bien des thèmes des racines du ciel.

Pourquoi ai-je trouvé ce livre magnifique? Tout d’abord, c’est sans doute le premier roman écolo de la littérature. Mais ça n’en fait pas un chef d’œuvre. Ensuite, j’ai beaucoup appréciée l’intervention mélangée de toutes ces discussions, toutes ces histoires racontées de manière indirecte qui, par touches successives, mais toujours de biais, nous laisse entrevoir peu à peu le personnage caché de Morel.

Mais ce qui place cette histoire très haut dans mon estime et mon intérêt, c’est sa réflexion sur l’humanité, à travers la place des éléphants et le tout, juste après la Seconde Guerre Mondiale.

Replaçons-nous à cette époque. La bête nazie est vaincue, le monde libre vainqueur est sur les genoux, tout est à reconstruire, ce qui donne l’élan et l’espoir d’après-guerre qui ont conduit à la mise en place des systèmes de retraites, de la sécu. Bref le « plus jamais ça » et la reconstruction laissent place à un nouveau monde à créer ou rien n’est impossible à celles et ceux qui ont affronté la mort de près.

Mais cet après-guerre est le premier après-guerre après celui de la Der des Der, si vous me suivez bien. En 1918, la Grande Guerre, devenue Première par la suite, était pourtant celle qui fermait le ban des conflits armés entre les peuples. C’était fini ce genre de boucherie, désormais la Société Des Nations allait permettre de régler les différents... On peut sourire, mais n’oublions pas qu’à la chute du Mur de Berlin, nous avons connu le même genre d’euphorie qu’on a même appelé sans rire « la fin de l’histoire »…

Bref, un après-guerre après celui de la Der des Der, voilà un spectre bien inquiétant qui vient gâcher l’espoir né de la reconstruction. D’autant plus qu’à la différence de 1918 (et de 1989), il apparaît à tout le monde les risques à venir, immédiats, tangibles : le feu nucléaire qui pour la première fois permet de raisonnablement envisager la disparition de la vue sur Terre et la rivalité Est-Ouest, entre les alliés des démocraties occidentales et les pays communistes. On en a fini pour cette fois, mais on sait désormais que ça n’a rien de définitif.

La dernière touche au tableau est que cette guerre a été celle du fichage. Fichage des Juifs et des Tziganes d’abord avec les terribles conséquences que cet internement tout d’abord virtuel a pu avoir lors qu’il est devenu physique. Mais aussi fichage des soldats de tous les pays, sérialisation, production en masse des munitions, des armes, des véhicules, des avions, des navires même. Puis fichage des civils, cartes de rationnement, listes de réfugiés… Sur ce sujet, je vous conseille de lire la 25ème heure, de Virgil Gheorgiu. Cette guerre a vu la victoire de l’organisation matérielle, de la série, du volume maîtrisé à la différence des précédentes dans lesquelles les aspects tactiques, les caractéristiques humaines ou des circonstances particulières avaient su faire la différence.

Cette angoisse qui pèse sur les hommes et femmes de 1950 se joue sur fond de progrès technologique. Depuis le tournant du siècle, les inventions n’ont cessé de foisonner, notamment dans la vie quotidienne : électricité, téléphone, voiture, électroménager, télévision, avion, vaccination, médicaments, réacteur, fusée, énergie atomique. Libératrice et fascinante, la technologie envahit tous les aspects de la vie. Mais le monde est devenu fini, clos. Les premières images des premiers satellites nous l’ont confirmé : il est rond et limité… Alors ce progrès technologique si prometteur fait tâche d’huile et ne laisse rapidement plus qu’une marge.

Ce roman parle de cette marge. De sa découverte grâce à un homme, Morel, qui comprend viscéralement que la marée du progrès va la faire disparaître à tout jamais.

La marge. C’est le mot-clef de toute cette histoire. La place que nous, humains intelligents et technologiquement avancés, sommes encore capable de lui laisser, tout absorbés à la disparition de ce qui la constitue, à savoir le sauvage, le non-droit, l’anarchie, la liberté.

La marge, ce sont les derniers éléphants, trop grands, trop maladroits et trop libres, jamais domestiqués, dont la rationalité et l’appât du gain du progrès font disparaître les espaces de vie puis de survie.

La marge, c’est aussi le dernier individu libre, trop grand, trop maladroit et trop libre pour ses congénères domestiqués qui n’ont plus de place dans une société rangée, étiquetée, fichée et dont le seul leitmotiv et le nerf vital est l’argent.

C’est pour cela que ce Morel, anarchiste, radical, se confond avec cette cause des éléphants. C’est pour cela que presque tous, à de rares exceptions près, à quelque poste qu’il soit, se sent menacé par lui.

Non content de freiner la marée du progrès sur un dernier banc de sable, c’est tout l’échafaudage du sens de ce progrès qu’il sabote par sa liberté absolue et sa radicalité. Certains s’en approchent comme un frère d’arme en pensée; d’autres pour l’utiliser à leurs propres causes et leurs propres quêtes de liberté limitée. Les autres s’y opposent farouchement de peur de voir, plus ou moins consciemment, s’écrouler les fondations de la justification de leur monde.

Seuls les esprits déjà dans cette marge, comme la femme allemande ou le prêtre narrateur le comprennent.

Et puis, il ne faut jamais oublier qu’il y avait eu les hannetons auparavant!… Cette histoire de hannetons retournés, cette bravade des prisonniers sans pouvoir devant l’autorité absolue m’a beaucoup marqué. D’abord par la force de cet acte de non-violence, mais surtout par sa conclusion apportée par le prêtre dans la chambrée : l’orgueil. Vaste sujet qui donne un autre regard sur toute cette lutte de Morel, sur les ressorts de son courage et de sa radicalité.


Aujourd’hui, quand je m’assois dans un parc national et que j’ai sous les yeux des phoques ou des baleines, sauvages, je repense à l’histoire de ce Morel, inspiré d’un personnage ayant réellement existé, à la place que nous sommes tout de même capable de laisser à cette marge, mais aussi à ce que nous faisons en deçà de cette marge pour notre propre humanité technologique.

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Les racines du ciel - - 27-Aug-2006

Un chef d'oeuvre!
Romain Gary aborde des thèmes complexes dans ce roman fourmillant de personnages bien typés. Très précurseur pour tout ce qui touche à l'écologie et à l'environnement.

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Les racines du ciel - - 20-Aug-2006

Très bien. Ça me rappelle un autre livre, Noir prophète (Cercle MDS 2005) dans lequel on retrouve certains ingrédients, comme le rôle des médias, et les conséquences de l'action d'un illuminé.
J'ai trouvé très intéressant les contradictions entre l'écologie et le nationalisme. On peu effectivement se demander si les éléphants ont encore une place dans notre monde, comme les bisons.

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Les racines du ciel - - 08-Aug-2006

Histoire étonnante, riche sociologiquement, psychologiquement et très dépaysante.
J'ai eu un peu de mal à m'attacher aux personnages, de par leur nombre qui m'a dépassée.

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