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Les contemplations - - 13-Mar-2014

La vie, l'amour, la mort, un peu de réflexion sociale, et surtout de très beaux textes.

## 6.61% - correction
##
<< Ce que dit votre bouche étincelle en vos yeux.
Il semble, quand parfois un chagrin vous alarme,
Qu’ils versent une perle et non pas une larme.
>>

## 7.12% - correction
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<< Les petits morceaux blancs, chassés en tourbillons,
De tous les billets doux, devenus papillons.
>>

## 11.19% - correction
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<< Je ne vis qu’elle était belle
Qu’en sortant des grands bois sourds.
« Soit ; n’y pensons plus ! » dit-elle.
Depuis, j’y pense toujours.

>>

## 15.77% - correction
##
<< Mes vers fuiraient, doux et frêles,
Vers votre jardin si beau,
Si mes vers avaient des ailes,
Des ailes comme l’oiseau.
Ils voleraient, étincelles,
Vers votre foyer qui rit,
Si mes vers avaient des ailes,
Des ailes comme l’esprit.
Près de vous, purs et fidèles,
Ils accourraient nuit et jour,
Si mes vers avaient des ailes,
Des ailes comme l’amour.
Paris,
>>

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##
<< Si vous n’avez rien à me dire,
Pourquoi venir auprès de moi ?
Pourquoi me faire ce sourire
Qui tournerait la tête au roi ?
Si vous n’avez rien à me dire,
Pourquoi venir auprès de moi ?
Si vous n’avez rien à m’apprendre,
Pourquoi me pressez-vous la main ?
Sur le rêve angélique et tendre,
Auquel vous songez en chemin,
>>

## 16.28% - correction
##
<< Voyant la nuit si pure, et vous voyant si belle,
J’ai dit aux astres d’or : Versez le ciel sur elle !
Et j’ai dit à vos yeux : Versez l’amour sur nous !
Mai
>>

## 16.28% - correction
##
<< Si vous n’avez rien à m’apprendre,
Pourquoi me pressez-vous la main ?
Si vous voulez que je m’en aille,
Pourquoi passez-vous par ici ?
Lorsque je vous vois, je tressaille :
C’est ma joie et c’est mon souci.
Si vous voulez que je m’en aille,
Pourquoi passez-vous par ici ?
>>

## 16.53% - correction
##
<< et moi, je dis : Merci !
Merci, Dieu tout-puissant ! – Ainsi je vis ; ainsi,
Paisible, heure par heure, à petit bruit, j’épanche
Mes jours, tout en songeant à vous, ma beauté blanche !
>>

## 16.79% - correction
##
<< Penchée, elle m’offrait la cerise à sa bouche ;
Et ma bouche riait, et venait s’y poser,
Et laissait la cerise et prenait le baiser.
Triel,
>>

## 17.55% - correction
##
<< Mon bras pressait ta taille frêle
Et souple comme le roseau ;
Ton sein palpitait comme l’aile
D’un jeune oiseau.
Longtemps muets, nous contemplâmes
Le ciel où s’éteignait le jour.
Que se passait-il dans nos âmes ?
Amour ! amour !
Comme un ange qui se dévoile,
Tu me regardais, dans ma nuit,
Avec ton beau regard d’étoile,
Qui m’éblouit.
>>

## 19.33% - correction
##
<< Je sais que c’est la coutume
D’adorer ces nains géants
Qui, parce qu’ils sont écume,
Se supposent océans ;
>>

## 19.59% - correction
##
<< Il resterait peu de choses
À l’homme, qui vit un jour,
Si Dieu nous ôtait les roses,
Si Dieu nous ôtait l’amour !
Chelles,
>>

## 20.86% - correction
##
<< Car les poëtes sont les vases
Où les femmes versent leur cœur.
>>

## 24.13% - correction
##
<< Un pauvre a pris un pain pour nourrir sa famille.
Regardez cette salle où le peuple fourmille ;
Ce riche y vient juger ce pauvre. Écoutez bien.
C’est juste, puisque l’un a tout et l’autre rien.
Ce juge, – ce marchand, – fâché de perdre une heure,
Jette un regard distrait sur cet homme qui pleure,
>>

## 27.01% - correction
##
<< Son atmosphère flotte en zones tortueuses.
Deux anneaux flamboyants, tournant avec fureur,
Font, dans son ciel d’airain, deux arches monstrueuses
D’où tombe une éternelle et profonde terreur.
>>

## 33.33% - correction
##
<< Quand une lueur pâle à l’orient se lève,
Quand la porte du jour, vague et pareille au rêve,
Commence à s’entr’ouvrir et blanchit l’horizon,
Comme l’espoir blanchit le seuil d’une prison,
>>

## 35.62% - correction
##
<< Forêt ! c’est dans votre ombre et dans votre mystère,
C’est sous votre branchage auguste et solitaire,
Que je veux abriter mon sépulcre ignoré,
Et que je veux dormir quand je m’endormirai.
Juin
>>

## 38.93% - correction
##
<< « Immensité ! » dit l’être. « Éternité ! » dit l’âme.
>>

## 41.22% - correction
##
<< Poussière admirant la poussière,
Nous poursuivons obstinément,
Grains de cendre, un grain de lumière
En fuite dans le firmament !
>>

## 45.29% - correction
##
<< Et que ceux qui veulent comprendre
Finissent par ne plus aimer ?
>>

## 45.54% - correction
##
<< J’eusse aimé mieux, loin de ta face,
Suivre, heureux, un étroit chemin,
Et n’être qu’un homme qui passe
Tenant son enfant par la main !
>>

## 48.09% - correction
##
<< Le regard d’une femme en passant vous agite ;
>>

## 48.85% - correction
##
<< Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et, quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
>>

## 50.38% - correction
##
<< Un vent froid bruissait dans les linceuls sans nombre ;
Les peuples éperdus semblaient sous la faulx sombre
Un troupeau frissonnant qui dans l’ombre s’enfuit ;
Tout était sous ses pieds deuil, épouvante et nuit.
>>

## 55.97% - correction
##
<< La rumeur des vivants s’éteint diminuée.
Tout ce que j’ai rêvé s’est envolé, nuée !
Sur mes jours devenus fantômes, pâle et seul,
Je regarde tomber l’infini, ce linceul. –
Et vous dites : – Après ? – Sous un mont qui surplombe,
>>

## 57.76% - correction
##
<< Et cet instant fut doux, et nous nous embrassâmes ;
Nous mêlâmes tes pleurs, mon sourire et nos âmes.
>>

## 59.28% - correction
##
<< Oui, depuis ce jour triste où pour nous ont pâli
Les cieux, les champs, les fleurs, l’étoile, l’aube pure,
Et toutes les splendeurs de la sombre nature,
Avec les trois enfants qui nous restent, trésor
De courage et d’amour que Dieu nous laisse encor,
Nous avons essuyé des fortunes diverses,
Ce qu’on nomme malheur, adversité, traverses,
Sans trembler, sans fléchir, sans haïr les écueils,
Donnant aux deuils du cœur, à l’absence, aux cercueils,
Aux souffrances dont saigne ou l’âme ou la famille,
Aux êtres chers enfuis ou morts, à notre fille,
Aux vieux parents repris par un monde meilleur,
Nos pleurs, et le sourire à toute autre douleur.
>>

## 59.54% - correction
##
<< Elle qui brille et moi qui souffre.
Où donc s’en sont allés mes jours évanouis ?
Est-il quelqu’un qui me connaisse ?
Ai-je encor quelque chose en mes yeux éblouis,
De la clarté de ma jeunesse ?
Tout s’est-il envolé ? Je suis seul, je suis las ;
J’appelle sans qu’on me réponde ;
>>

## 59.79% - correction
##
<< Et que je te sens froide en te touchant, ô mort,
Noir verrou de la porte humaine !
Et je pense, écoutant gémir le vent amer,
Et l’onde aux plis infranchissables ;
L’été rit, et l’on voit sur le bord de la mer
Fleurir le chardon bleu des sables.
>>

## 63.10% - correction
##
<< J’ai cueilli cette fleur pour toi sur la colline.
Dans l’âpre escarpement qui sur le flot s’incline,
Que l’aigle connaît seul et seul peut approcher,
Paisible, elle croissait aux fentes du rocher.
>>

## 64.63% - correction
##
<< Le soleil est le fruit de ces branches funèbres
Que la nuit sur nous croise et qu’on nomme ténèbres,
>>

## 66.41% - correction
##
<< Un invisible doigt caressant se promène
Sous chacun des chaînons de la misère humaine ;
>>

## 68.95% - correction
##
<< Parce qu’on a jeté ses restes et ses miettes
Au petit enfant maigre, au vieillard pâlissant,
Au pauvre qui contient l’éternel tout-puissant ;
Parce qu’on a laissé Dieu manger sous sa table,
On se croit vertueux, on se croit charitable !
>>

## 68.95% - correction
##
<< Le riche qui, gorgé, repu, fier, paresseux,
Laisse un peu d’or rouler de son palais sur ceux
Que le noir janvier glace et que la faim harcèle,
Ce riche-là, qui brille et donne une parcelle
De ce qu’il a de trop à qui n’a pas assez,
Et qui, pour quelques sous du pauvre ramassés,
S’admire et ferme l’œil sur sa propre misère,
S’il a le superflu, n’a pas le nécessaire :
La justice ;
>>

## 71.75% - correction
##
<< La fosse, plaie au flanc de la terre, est ouverte,
Et, béante, elle fait frissonner l’herbe verte
Et le buisson jauni ;
Elle est là, froide, calme, étroite, inanimée,
Et l’âme en voit sortir, ainsi qu’une fumée,
L’ombre de l’infini.
Et les oiseaux de l’air, qui, planant sur les cimes,
Volant sous tous les cieux, comparent les abîmes
Dans les courses qu’ils font,
Songent au noir Vésuve, à l’Océan superbe,
Et disent, en voyant cette fosse dans l’herbe :
Voici le plus profond !IX
>>

## 74.30% - correction
##
<< La vie est un caillou que le sage ramasse
Pour lapider le ciel. –
>>

## 75.82% - correction
##
<< Elle s’en est allée à l’aube qui se lève,
Lueur dans le matin, vertu dans le ciel bleu,
Bouche qui n’a connu que le baiser du rêve,
Âme qui n’a dormi que dans le lit de Dieu !
Nous voici maintenant en proie aux deuils sans bornes,
>>

## 78.11% - correction
##
<< Le grave laboureur fait ses sillons et règle
La page où s’écrira le poëme des blés ;
>>

## 78.11% - correction
##
<< Quand, pâmé, dans un nimbe ou bien dans un éclair,
On tend sa bouche ardente aux coupes de la chair
À l’heure où l’on s’enivre aux lèvres d’une femme,
De ce qu’on croit l’amour, de ce qu’on prend pour l’âme,
Sang du cœur, vin des sens âcre et délicieux,
On fait rougir là-haut quelque passant des cieux !
Juin
>>

## 79.89% - correction
##
<< Oui, mon malheur irréparable,
C’est de pendre aux deux éléments,
C’est d’avoir en moi, misérable,
De la fange et des firmaments !
>>

## 82.44% - correction
##
<< Chaque temple, tirant sa corde dans la nuit,
Fait, dans l’obscurité sinistre et solennelle,
Rendre un son différent à la cloche éternelle.
>>

## 94.40% - correction
##
<< Où serait le mérite à retrouver sa route,
Si l’homme, voyant clair, roi de sa volonté,
Avait la certitude, ayant la liberté ?
Non. Il faut qu’il hésite en la vaste nature,
Qu’il traverse du choix l’effrayante aventure,
Et qu’il compare au vice agitant son miroir,
Au crime, aux voluptés, l’œil en pleurs du devoir ;
>>

## 97.70% - correction
##
<< Oh ! que de fois, sentant qu’elle devait m’attendre,
J’ai pris ce que j’avais dans le cœur de plus tendre
Pour en charger quelqu’un qui passerait par là !
>>

## 97.96% - correction
##
<< Qu’il soit le cri d’espoir qui n’a jamais menti,
Le chant du deuil, la voix du pâle adieu qui pleure,
Le rêve dont on sent l’aile qui nous effleure !
>>

## 98.21% - correction
##
<< Et qui font, en parlant aux morts blêmes et seuls,
Remuer lentement les plis noirs des linceuls,
>>

## 98.47% - correction
##
<< Qui sommes-nous ? que veut dire ce mot : Toujours ?
J’ai tout enseveli, songes, espoirs, amours,
Dans la fosse que j’ai creusée en ma poitrine.
>>

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